Une nouvelle manière de manger

Comer-de-forma-saudável-pode-ser-muito-simples

Ces transformations radicales dans la structure même des aliments ont de nombreuses conséquences sur notre
santé. L’aliment du 21esiècle ne se digère pas de la même façon que celui du 19csiècle, puisqu’il n’a plus la même composition. La façon dont nous le métabolisons s’en trouve ainsi modifiée. Son contenu nutritionnel n’est plus le même, car la majeure partie des micronutriments a disparu; des éléments vitaux dont pourtant nous avons besoin, car leur carence provoque des troubles chroniques. Non seulement l’aliment du 2lrsiècle nourrit moins bien (au niveau qualitatif), perturbe la digestion et l’assimilation, mais il peut devenir subtoxique à cause des additifs qu’il contient.
À ces changements il faut ajouter la transformation de notre manière de manger. Nos repas ne sont plus construits de la même façon. Nous consommons de moins en moins de produits frais. Nous avons abandonné certains plats traditionnels pourtant tout à fait équilibrés… Cette évolution a des origines sociologiques. La composition de la cellule familiale a évolué depuis le milieu du 20e siècle. Auparavant, trois générations au moins se côtoyaient au sein de la famille. La transmission du savoir-faire quotidien se faisait à travers ces différentes générations. Aujourd’hui, la cellule familiale est éclatée. Les jeunes adultes vivent souvent loin de leurs parents, les petits-enfants grandissent loin de leurs grands-parents. La transmission transgénérationnelle ne se fait plus. Nous passons trois fois moins de temps qu’il y a cinquante ans à préparer les repas. Nous passons également moins de temps à table. Les repas ont été déritualisés. La perte que cela implique au niveau du savoir-faire culinaire est immense.
L’homme a mis dix mille ans pour apprendre, de manière empirique, à tirer le meilleur parti de la nourriture. Nos lointains ancêtres ont peu à peu associé les aliments, les ont laissé fermenter, les ont cuits… Prenez le pain: il est directement issu d’une céréale, le blé. Pourquoi ne la consommons-nous pas telle quelle, comme le riz ou le maïs? Parce que le blé contient des substances difficiles à métaboliser directement, tels les phytates ou certains types de fibres. Il a fallu que l’on apprenne à moudre le blé, à le mélanger à de l’eau et à laisser fermenter cette pâte pour que se forme le levain, lequel a rendu l’« âme » du blé plus facile à digérer et à métaboliser. Ainsi est né le Pain, dans lequel l’action de fermentations contrôlées modifie la composition initiale du blé. Les premiers hommes qui ont fait cuire du blé ne le savaient pas. Ils ont été forcés de trouver une solution empirique efficace qui leur permette de consommer les céréales qu’ils avaient à leur disposition. Ainsi, à force de tâtonnements, d’Intuitions, d’expérimentation, notre ali mentation s’est structurée au fil des siècles pour devenir une alimentation «santé».
Lorsqu’on observe scientifiquement les recettes traditionnelles, on s’aperçoit que les associations alimentaires
qui leur ont donné naissance ne sont pas uniquement destinées à la satisfaction des papilles. Elles recèlent une
connaissance empirique Indéniable. Elles sont le résultat de la transmission ininterrompue d’un savoir qui plante ses racines dans un passé très ancien. Leur apport nutritionnel est le plus souvent équilibré, et capable de réguler
durablement notre métubolisme minceur et notre poids.
Aujourd’hui, la chaîne a été rompue. Nos nouvelles connaissances approfondies de la structure des aliments nous incitent à raisonner en termes de composants physiques ou chimiques : protéines, glucides, lipides, calories,
vitamines… On en arrive à penser qu’un repas n’est satisfaisant que si l’on sort de table avec l’estomac bien rempli…
de formules chimiques et diététiques. De temps en temps, on s’offre le luxe d’un moment de convivialité qui comble le
cœur de sentiments amicaux et les papilles de sensations gustatlves. Mais la nourriture est devenue avant tout un
«objet marketing» qui nous bombarde de sollicitations permanentes. On en oublie sa fonction première: nous
maintenir en vie et en bonne santé.
De la même manière, on fait ses courses au supermarché et l’on choisit le contenu du Caddie en fonction de ce qui – nourrit » pour un prix acceptable quand on n’a pas beaucoup de moyens, de ce qui fait plaisir lorsqu’on gagne davantage d’argent, ou de ce que les enfants réclament, endoctrinés qu’ils sont par les publicités. Une notion essentielle s’est peu à peu évaporée: les associations alimentaires de santé.

Originally posted 2014-09-02 16:20:22.

Comments

comments



index insulinique des aliments tableau,tarte poire chocolat,plat italien,maigriravecmoi com,index insulinique,index insulinique tableau,citrate de betaine maigrir,tableau index insulinique des aliments,indice insulinique tableau,plats italiens.