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mondialisation alimentaire

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La mondialisation alimentaire

Posted by | Méthode SLIM-data, Principes fundamentaux | No Comments

Pendant plusieurs millénaires, les hommes ont modifié très lentement leur manière de préparer et de mélanger
les aliments. Jusqu’au néolithique, ils ont vécu de chasse, de pèche et de cueillette. Ils ont consommé ces aliments
d’abord crus, puis cuits. Il y a dix mille ans environ, la sédentarité leur a permis de commencer à cultiver certaines plantes et à élever des animaux.
C’est seulement cinq mille ans avant notre ère que les céréales ont pris une place d’importance dans l’alimentation: le riz en Extrême-Orient, le maïs en Amérique du Sud, le blé en Europe. Ensuite, les seules nouveautés ont été apportées par la circulation de plus en plus aisée des denrées alimentaires, à mesure que se développaient les conquêtes sur les différents continents. Les hommes se sont ainsi échangé des produits susceptibles de voyager
sans s’abîmer : épices, céréales…
Ils ont aussi essayé d’acclimater des plantes découvertes de l’autre côté du globe. C’est ainsi qu’en Europe nous
avons découvert la tomate ou la pomme de terre. Lorsque les conquistadors espagnols rapportèrent ce tubercule de
leur voyage dans l’actuel Pérou, ils n’imaginaient pas qu’il allait devenir une base alimentaire pour des millions d’Européens. En 1763, le jeune Parmentier, qui l’avait goûté en Allemagne, entreprit de le faire connaître en France. Il écrivit plusieurs ouvrages sur ce sujet et éveilla l’intérêt du jeune roi Louis XVI, qui fit organiser un grand banquet entièrement à base de pommes de terre pour lancer cette nouvelle mode alimentaire. L’expérience eut le succès que l’on sait. Mais celte diversification alimentaire était lente, progressive, et ne modifiait jamais la nature même des aliments.
Côté conservation, jusqu’au début du 20esiècle, les seuls moyens connus étaient le sel (saumure, salaison), le fumage, la stérilisation ou le froid. Dans l’Antiquité, les Romains s’étaient aperçus que, au-delà d’une certaine concentration en sel (environ 15 %), les bactéries responsables de la fermentation toxique ne faisaient pas leur œuvre. Ils conservaient notamment dans le sel les olives, les légumes, certains poissons ou viandes. Ils avaient aussi remarqué que dans un environnement très froid (moins de 5 C) les aliments se conservaient plus longtemps. C’est pourquoi ils emballaient dans de la neige les poissons qu’ils rapportaient de leurs batailles dans le nord de l’Europe. À la fin du 18e siècle, la stérilisation fit son apparition.
Mais depuis le milieu du 20e siècle, la nourriture a été emportée par le mouvement irréversible qui anime le monde occidental: elle s’est mondialisée. Qu’est-ce que cela signifie? Les aliments peuvent aujourd’hui être stockés, conservés et transportés à l’autre bout du monde sans se détériorer. Or, un aliment est d’autant plus facile à
conserver qu’il est chimiquement contrôlable. Et il l’est d’autant plus qu’il contient un petit nombre de composants naturels et de nutriments. C’est pourquoi un aliment raffiné est beaucoup plus facile à stocker, à conserver et à transporter.
Un exemple simple : la farine. Dans la farine de blé complète, on trouve cinquante-sept substances différentes. Dans
une farine blanche très raffinée, la plupart de ces substances ont été éliminées de manière à se rapprocher des hydrates de carbone purs. On n’y trouve presque plus de fibres, de minéraux, de levures… Et contrairement aux idées reçues, ces carences constituent seulement la partie émergée de l’iceberg. Le vrai malheur nutritionnel est caché: ces transformations industrielles provoquent des mutations très importantes des fonctions de digestion et d’assimilation, ce qui modifie le SUM-data de l’aliment. Mais cette farine raffinée est mieux adaptée à la mondialisation alimentaire, car elle est plus facilement contrôlable que la farine complète. Il suffit d’y ajouter quelques additifs, et elle pourra se conserver sans difficulté pendant plusieurs années !
Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité que l’alimentation change, mais, auparavant, rien n’était modifié dans la nature des aliments. De nos jours, et pour la première fols dans l’histoire de l’humanité, c’est la structure même de centaines d’aliments qui a été modifiée et parfois totalement transformée. Et c’est là un des secrets bien gardés du surpolds chronique.

Originally posted 2014-09-02 16:07:38.