Modifier les repères du cerveau

pilar-lopez-k-listo-stress-sophrologie-manger

Tous ces régimes, quels qu’ils soient, sont donc des réponses inadaptées à un déséquilibre plus profond qui n’est pas, ou très mal, pris en compte. Au problème de la prise de poids, ils entendent apporter une solution qui repose sur un axiome mondialement admis: la personne en surpoids est en déséquilibre pondéral ; il faut qu’elle perde cet excédent et revienne à son poids normal afin de retrouver son équilibre.
Même s’il est mathématiquement logique, ce postulat est biologiquement faux ! Ou, au minimum, bancal et incomplet. En fait, la personne en surpoids est en équilibre avec son poids! C’est du moins ainsi que son cerveau perçoit sa corpulence. Quel qu’il soit, son poids est devenu «normal» au regard de l’ordinateur central qui gère la prise alimentaire en fonction des besoins (ou des «faux besoins») du corps. Son cerveau accepte donc le surpoids
comme un état satisfaisant. D’ailleurs, si ce n’était pas le cas, il réagirait rapidement et lancerait des ordres biologiques pour réduire l’appétit et le stockage.
C’est pour cette raison que tous les régimes échouent à moyen ou à long terme. Certains peuvent faire perdre du poids dans un premier temps, mais la minceur acquise est forcément transitoire. Aux agressions stressantes de la privation et de la restriction, le cerveau finit par répondre en provoquant des crises de fringale destinées à retrouver ce qu’il considère (à tort, certes!) comme le poids d’équilibre du corps.
Pour que les résultats d’un rééquilibrage alimentaire soient durables, il faut donc amener le cerveau à modifier
ses repères quant à ce poids d’équilibre. La plupart des régimes sont focalisés sur la réduction ou la dissociation de
l’alimentation. Or, la véritable cible de l’amincissement, c’est le cerveau, et plus particulièrement le centre qui
contrôle la satiété. Il faut l’apprivoiser et le rééduquer grâce à des choix alimentaires rééquilibrants.

L’implication des émotions

Les personnes victimes de surpoids sont en permanence culpabilisées par le discours ambiant: «S’ils mangeaient moins, ils seraient moins gros.» Les kilos superflus semblent dévoiler aux yeux de tous leur manque de volonté.
C’est encore et toujours la même Idée fausse! Personne ne peut lutter contre les ordres d’un cerveau «en souffrance», qui se met en quête de nourriture et de nutriments pour compenser ses déséquilibres.
Tous les régimes érigent la minceur comme un but à atteindre: il faut multiplier les efforts, les restrictions ou
les contraintes dans l’objectif de perdre ces kilos superflus qui sont la marque visible de notre faiblesse face à la nourriture. Ces régimes Induisent ainsi une peur de l’échec qui plonge rapidement les candidats à la minceur dans un état de stress Intense. Ces derniers répondent alors à la souffrance de leur cerveau par une souffrance supplémentaire. La pression devient si forte que. le plus souvent, ils «craquent». Une pulsion alimentaire irrésistible les pousse à avaler des aliments «interdits», qui sont parfois présents jusque dans leurs rêves. Alors, pour se punir d’avoir dérogé à la règle qu’ils s’étaient fixée, ils s’infligent des privations plus draconiennes encore… quelquefois jusqu’à la limite de leurs forces nerveuses.
Le stress provoqué par tous ces régimes violents vient s’ajouter aux diverses tensions de la vie quotidienne, conduisant parfois à un écroulement proche de la dépression. Ainsi, peu à peu, se construit dans l’esprit des patients un minicauchemar éveillé: «l’infaillible échec» du régime, d’autant plus dommageable que plusieurs régimes l’auront précédé. Ces insuccès répétés se soldent par des (re)prises de poids progressives, de plus en plus importantes. C’est le fameux effet «yo-yo». Après chaque régime, on reprend les kilos perdus, plus quelques petits kilos supplémentaires.
Ces échecs minent peu à peu le moral de ceux qui voudraient mincir L’image de soi se dégrade sous l’effet conjugué de la culpabilité, de la peur, du stress et de l’impuissance à régler le problème. C’est un véritable cercle vicieux dans lequel s’enlisent à la (ois le corps et le psychisme.
Enfin, sur le plan physique, ces régimes inadaptés et ces efforts inutiles amplifient encore les conséquences néfastes decet excès de poids : risque de diabète, d’hypertension, de maladies cardiovasculaires, de problèmes articulaires… Un ensemble de troubles que l’Organisation mondiale de la santé a réunis sous l’appellation aimable de  Syndrome Métabolique – et qui progresse en même temps que le surpoids dans les sociétés industrialisées.

Originally posted 2014-09-02 14:10:56.

Comments

comments



tarte poire chocolat,plat italien,index insulinique des aliments tableau,index insulinique,maigriravecmoi com,index insulinique tableau,citrate de betaine maigrir,tableau index insulinique des aliments,indice insulinique tableau,plats italiens.