Le ventre rond

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Bien des difficultés digestives chroniques se manifestent par des ballonnements installés qui viennent déformer la silhouette. À tel point que certaines personnes cherchent à mincir, alors même que leur véritable problème n’est pas
là. La quête du «ventre plat» donne lieu à des centaines d’articles dans les magazines féminins et des livres entiers sont consacrés au sujet. Le marché des compléments alimentaires « spécial ventre plat » est, lui aussi, en pleine
expansion.
Si vous vous sentez parfois ballonné(e) et que cela vous gêne, vous pouvez adjoindre à vos efforts pour mincir quelques gestes d’hygiène quotidienne qui vous aideront à avoir le ventre bien plat. Ces gestes sont d’autant plus utiles que l’inconfort digestif a des retentissements sur la vitalité et sur la prise de poids.
Ces ballonnements sont dus soit à un excès de gaz dans les organes digestifs supérieurs (ballonnements digestifs,
éructations…), soit à un excès de fermentation dans les organes digestifs inférieurs (ballonnements intestinaux, gaz…). Il s’agit de deux problèmes différents, ayant chacun des solutions particulières. À cela s’ajoutent souvent les problèmes de transit, plus fréquents chez les femmes.

Les ballonnements digestifs (supérieurs)

Tous ces ballonnements digestifs sont liés à la façon de manger. Dès que vous le pouvez, essayez de prendre vos
repas dans le calme et la sérénité. Évitez les discussions orageuses ou les images violentes à la télévision pendant
les repas. Et surtout, prenez votre temps.
Le simple fait de mâcher correctement les aliments améliore très rapidement la digestion. Il ne s’agit pas de vous
transformer en ruminant, mais simplement de mâcher les aliments au lieu de les avaler tout ronds, sur le pouce, en
vitesse. Un repas complet, composé d’une entrée, d’un plat et d’un dessert, devrait prendre environ 45 minutes.
Or, le plus souvent, nous expédions l’affaire en 30, voire 20 ou même 10 minutes. Ces repas pris dans la hâte ont des
conséquences directes très fâcheuses sur la digestion (et forcément sur le poids, à moyen terme).
Lorsque l’on mange vite, sans prendre le temps de mâcher, les aliments arrivent en plus gros morceaux dans l’estomac. Celui-ci doit fournir un travail plus important pour brasser le bol alimentaire. Or, en mangeant, nous avalons aussi de l’air. Et ce brassage forcé augmente la présence et la pression de l’air dans l’estomac.
Le stress joue aussi un rôle dans les ballonnements. Pour faire baisser votre niveau de stress, pratiquez ia respira-
tion minceur pendant quelques minutes avant chaque repas pour vous détendre. Et si vous traversez une période particulièrement dense, apprenez à gérer votre stress en vous initiant à l’une des nombreuses techniques
de gestion du stress.
Ensuite, suivez les conseils alimentaires prodigués dans ce livre et essayez, surtout, d’équilibrer les rations de végétaux crus et cuits. Si vous mangez trop de fruits et légumes crus, votre système digestif abritera des processus de fermentation trop intenses qui favoriseront les ballonnements.
Enfin, statistiquement, les personnes qui mangent en regardant la télévision augmentent leur risque d’avoir des ballonnements de 70 %!

Les ballonnements intestinaux (inférieurs)

Pour réduire et soulager les fermentations et ces ballonnements de la partie basse du système digestif, il faudrait,
dans l’idéal, agir à quatre niveaux: l’alimentation, le stress, la qualité de la flore bactérienne et la qualité du transit. Les trois premiers niveaux sont liés, car les déséquilibres alimentaires et l’excès de stress détériorent peu à peu la flore digestive.
Côté alimentation, ces problèmes sont souvent révélés ou aggravés par les régimes hypocaloriques ou végétariens stricts qui incitent à manger beaucoup de crudités et de salades. Manger des crudités en trop grande quantité n’est bon ni pour la santé ni pour le contrôle du poids, et encore moins pour freiner les ballonnements. Les végétaux crus sont trop riches en fibres insolubles, indigestes, qui augmentent les mouvements péristaltiques intestinaux et provoquent un « brassage » de l’air et des gaz contenus dans la partie basse du tube digestif. L’excès de crudités favorise également l’apparition de petites colites chroniques (inflammations de l’intestin), désagréables et parfois douloureuses. Une fois encore, il n’est pas question de supprimer les végétaux crus, bien au contraire, mais de leur donner une place raisonnable dans l’alimentation quotidienne. Voilà encore une bonne raison d’adopter la méthode SLIM-data: comme elle vous permet d’échapper à la tyrannie des calories, elle ne vous incite pas à surconsommer des aliments énergétiquement pauvres comme les crudités. Il vous sera alors plus facile d’équilibrer l’apport en végétaux crus et cuits, en association avec les autres catégories d’aliments (céréales, viande, poisson, laitages…).

Côté stress, tout excès favorise les spasmes intestinaux. Pour limiter le brassage de l’air dans la partie basse du tube
digestif, il faut donc essayer de contrôler votre niveau de stress. Prenez l’habitude de pratiquer la respiration minceur pendant trois minutes avant et après chaque repas. Vous mangerez moins vite et vous conserverez plus
facilement votre calme, même si vous prenez votre repas dans une atmosphère tendue.
Côté flore bactérienne digestive, il faut aussi regarder du côté du système nerveux autonome qui la contrôle. L’excès de stress, en provoquant des impacts répétés au niveau de notre système nerveux, peut déséquilibrer l’état de cette
flore. Or, une perturbation profonde et durable de vos souches bactériennes digestives peut nuire à votre bien-être et à votre santé en affaiblissant votre digestion, votre assimilation et même votre système immunitaire.
En contrôlant votre stress, vous maintiendrez plus facilement votre flore en bon état. Pour l’améliorer encore, vous
pouvez vous supplémenter en «bonnes bactéries» en faisant, à chaque changement de saison, une cure de 10 jours
d’un complément alimentaire adapté, à base de bactéries probiotiques et prébiotiques (bifidus, etc.), que vous trouverez en pharmacie, parapharmacie ou boutique de diététique, en sachets ou en gélules. Je conseille la présentation en sachets, qui préserve mieux les principes actifs.
Mais n’en abusez pas, car là comme ailleurs, tout est question de mesure et de bon sens. Ces bactéries ont une activité «vivante» à l’intérieur du tube digestif, notamment aérobie (utilisant l’oxygène). Leur excès peut donc provoquer de nouveaux ballonnements, ce qui va rencontre de l’effet recherché.

Les problèmes de transit

Si l’on s’en tient au discours scientifique courant, il n’existe aucun lien direct entre le surpoids et la constipation. De même qu’il n’y a pas d’études cliniques montrant de façon claire une relation entre le surpoids, la fatigue, la subdépression et les problèmes de constipation.
Néanmoins, mon expérience m’a amené à constater qu’un transit régulier agit toujours positivement sur les
ballonnements, sur le poids et sur l’humeur! Mes patients m’ont souvent rapporté que le fait d’aller à la selle régulièrement leur rend sourire et bonne humeur, alors que les personnes sujettes à la constipation y associent souvent angoisse et insatisfaction. Je suis donc favorable aux gestes d’hygiène de vie qui permettent de garder un bon transit, sans en faire une obsession.
Les problèmes de transit ont des causes et des solutions légèrement différentes chez les hommes et chez les femmes.
Pour les premiers, la pratique régulière d’une activité physique est souvent souveraine, surtout s’ils y associent
la prise quotidienne d’un petit bol de crudités. La pratique quotidienne de la respiration minceur est aussi très efficace, car, en régulant les spasmes du tube digestif, elle relâche les structures musculaires crispées, «spasmées», qui peuvent bloquer ou ralentir le transit.
Chez la femme, le problème se pose d’une manière particulière. Elles sont nombreuses à présenter une spécificité
anatomique : leur côlon transverse a un plus gros diamètre, il est un peu plus long et moins tonique que celui des hommes. On appelle cette particularité anatomo-physlologique le  méga-dolicho-côlon». Un nom barbare pour expliquer que les matières et les aliments circulent moins vite et moins bien dans cette portion du tube digestif. Ce ralentissement provoque souvent une irrégularité du transit et une constipation au moindre stress. Celle-ci est amplifiée par la grossesse et les modifications des habitudes de vie (voyage, déménagement, changement d’alimentation…).
Pour les femmes, il est bon de pratiquer une activité physique modérée mais régulière (marche, vélo, aquagym…) et de prendre chaque jour un petit bol de crudités. Elles peuvent ajouter à cela une cure qui donne d’excellents résultats.

Ce qu’il faut retenir
• Parfois, les problèmes de silhouette et d’embonpoint ne sont pas directement liés à un excès de poids. C’est le cas de la cellulite et des ballonnements.
• La cellulite est une graisse isolée du métabolisme graisseux général, cloisonnée par des tissus fibrosés et enflammés. Elle n’est pas forcément liée au surpoids.
• Pour s’en débarrasser, il s’agit d’abord de changer ses réflexes alimentaires, puis de rétablir les échanges métaboliques entre la graisse cloisonnée et le métabolisme général (palper-rouler, drainage lymphatique naturel, exercices ludiques de gym, respiration minceur).
• Pour lutter contre les ballonnements, il faut avant tout essayer de manger plus lentement et de bien mâcher. Surveillez également la qualité de votre flore bactérienne intestinale et la régularité de votre transit. Évitez les boissons gazeuses.

Originally posted 2014-09-04 14:50:38.

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