Hypoglycémie, fausses faims et surpoids

stockvault-fruit-collage138870-1024x1024

Les aliments contenant des sucres très rapides (sucreries, alcools, sodas…) ou des sucres devenus rapides par les transformations industrielles (féculents et céréales raffinés ou trop cuits) provoquent des flux d’insuline brutaux
et violents. Le taux de sucre dans le sang grimpe rapidement. La sécrétion d’insuline suit, légèrement trop forte car
le pancréas a été agressé par ce flux sucré brutal. Le taux de sucre redescend alors, sous l’action de cette insuline,
jusqu’à un niveau plus bas qu’avant la prise alimentaire (à cause de l’insuline résiduelle), au point de provoquer un
«faux manque de sucre»: une crise d’hypoglycémie.
C’est ce qui crée les fausses faims dont je parlais précédemment. Ces crises d’hypoglycémie se manifestent par une sensation de lassitude qui peut aller du simple «coup de pompe» à la fatigue intense, proche de l’évanouissement. Le cerveau, alerté par le manque de sucre sanguin, ordonne une prise alimentaire difficile à contenir. On a d’abord envie d’aliments sucrés, puis de n’importe quel produit comestible. Cette faim de sucre atténue rapidement les symptômes, mais provoque une nouvelle sécrétion d’insuline irritante. Et ainsi de suite…
Depuis plusieurs décennies, ce problème est considéré sur un plan strictement alimentaire: «Je fais une crise d’hypoglycémie; il n’y a pas assez de sucre dans mon sang; je dois ingérer du sucre ou des aliments sucrés pour que ma crise cesse. » Ce faisant, on néglige un élément important: l’impact neurodigestif des crises. Car ces petites baisses
de sucre dans le sang sont toujours vécues par le cerveau comme une agression, un appel répété à une réaction de
survie. Cette agression se répercute sur la sécrétion des neuropeptides cérébraux, des hormones essentielles à la
bonne marche du cerveau et responsables, entre autres, de nos états d’âme et de notre humeur. Sont notamment concernées la sérotonine et la dopamine. La sécrétion de ces neurohormones est – sidérée », au sens propre. Elle est perturbée, retardée, déséquilibrée.
Or la sensation de satiété est liée à la présence harmonieuse et équilibrée de nombreux neuropeptides dans le cerveau. Lorsque celui-ci est en souffrance à cause de l’impact des crises d’hypoglycémie répétées, le centre de la satiété est lui aussi sidéré. Il reste muet alors qu’il lui faudrait s’exprimer. Aucun message ne vient dès lors interrompre laprise» alimentaire, même lorsque le corps n’a plus besoin de nourriture. L’action de la volonté n’a aucune prise à long terme sur ce mécanisme.
Peu à peu, ce déséquilibre neurohormonal s’étend en dehors des crises d’hypoglycémie avérées. Comme nous consommons des aliments de plus en plus raffinés et riches en sucres rapides, notre pancréas est sans cesse sollicité.
Nous subissons des microcrises d’hypoglycémie répétées.
Nous ressentons une baisse de tonus et de moral, une vague fatigue, un «coup de barre»; nous grignotons une barre
énergétique ou des viennoiseries pour nous requinquer, ou nous prenons un apéritif accompagné de chips ou de biscuits salés lorsque l’heure du repas approche. Cet apport de glucides rapides (même salés) provoque une nouvelle sécrétion brutale d’insuline, et ainsi de suite… Pendant ce temps, nous ne recevons plus clairement le message cérébral de satiété. Au contraire, notre cerveau, déboussolé, continue à réclamer de quoi calmer les stress répétés qu’il subit
Il faut 30 à 40 minutes pour que le centre de la satiété se reconnecte. Si l’on débute un repas en état d’hypoglycémie, on peut donc manger sans limite ou presque, pendant cette durée. Au bout de ce délai, le centre de la satiété retrouve un fonctionnement neurobiologique presque normal. Mais 90% des individus terminent leur repas en moins de 30 minutes. Pendant ce laps de temps, nous mangeons donc sans recevoir de messages limitatifs du cerveau.
Nous nous levons de table et. un quart d’heure plus tard, nous avons soudain l’impression d’avoir trop mangé. C’est
le centre de la satiété qui s’est reconnecté… Trop tard!
La volonté n’a rien à voir dans ce processus, même si, lorsqu’on sent l’excès de nourriture peser sur l’estomac,
on a tendance à s’adresser des reproches et à se culpabiliser. On s’accuse d’avoir trop mangé et de n’avoir aucune
volonté. L’accumulation de ces messages dévalorisants se mue peu à peu en baisse de moral, puis en fatigue nerveuse
chronique, voire en déprime (subdépression).
Ces phénomènes de déséquilibre métabolique menant au surpoids sont donc tous liés. Ils s’organisent en cinq étapes:

1) augmentation des index insuliniques de nombreux aliments;
2) irritation du pancréas et sécrétions d’insuline anarchiques;
3) crises d’hypoglycémie rédactionnelles et augmentation du stress;
4) déséquilibre du centre de la satiété et fausses faims;
5) surconsommation incontrôlable d’aliments et accumulation de kilos menant au surpoids.

Originally posted 2014-09-02 16:38:21.

Comments

comments



tarte poire chocolat,plat italien,index insulinique des aliments tableau,maigriravecmoi com,index insulinique,index insulinique tableau,citrate de betaine maigrir,indice insulinique tableau,tableau index insulinique des aliments,plats italiens.




hypoglycémie surpoid,hypoglycemie surpoids,jusqu\où peut aller une hypoglycémie,maigrir trop rapidement ET HYPOGLYCEMIE?.